Alice Lhabouz est connue pour avoir fondé Trecento Asset Management, une société française de gestion d’actifs indépendante, avant d’en céder le contrôle plusieurs années plus tard. Son parcours s’inscrit dans une logique de construction progressive, mêlant finance de marché, gestion collective et investissement direct. Sa présence dans l’émission Qui veut être mon associé ? a élargi sa visibilité, sans modifier le socle de son approche, largement fondée sur la lecture des chiffres et la discipline financière.
Une carrière bâtie sur la gestion d’actifs et l’analyse financière
Dès ses études supérieures, Alice Lhabouz s’oriente vers les métiers de la finance. Issue d’un parcours académique sélectif, elle se spécialise en finance d’entreprise, marchés financiers et gestion de portefeuille. Cette formation lui permet d’acquérir une maîtrise approfondie des mécanismes de valorisation, de la structure des bilans et de l’analyse des flux de trésorerie.
Ses premières expériences professionnelles se déroulent dans des environnements financiers exigeants, où elle intervient sur l’analyse de sociétés cotées, le suivi de portefeuilles actions et la relation avec des investisseurs institutionnels. Elle y travaille sur des encours significatifs, souvent supérieurs à plusieurs centaines de millions d’euros, ce qui lui permet de se confronter très tôt aux contraintes de performance, de liquidité et de volatilité des marchés.
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La création de Trecento Asset Management
Trecento Asset Management voit le jour au début des années 2010. L’objectif est clair : proposer une gestion indépendante, lisible et structurée, principalement orientée vers les actions européennes. La société obtient un agrément officiel lui permettant de gérer des fonds pour le compte de clients professionnels et particuliers avertis.
Dès ses premières années, Trecento lance plusieurs véhicules d’investissement, principalement des fonds actions et des mandats de gestion discrétionnaire. La philosophie repose sur une sélection rigoureuse de titres, avec une attention portée à la rentabilité des entreprises, à leur structure de coûts et à leur capacité à générer des flux de trésorerie récurrents.
Encours sous gestion et typologie de clientèle
Au fil du temps, Trecento Asset Management parvient à attirer une clientèle composée majoritairement de conseillers en gestion de patrimoine, d’investisseurs privés fortunés et de certaines structures institutionnelles de taille intermédiaire.
Selon les exercices, les encours sous gestion atteignent plusieurs centaines de millions d’euros. Ces montants restent volontairement contenus afin de préserver la souplesse de gestion et la capacité à intervenir sur des valeurs de moyenne capitalisation. La société évite ainsi les contraintes propres aux structures gérant plusieurs milliards d’euros, où la taille peut limiter les arbitrages.
Les actifs gérés se répartissent principalement entre :
- des fonds actions européennes,
- des portefeuilles orientés grandes capitalisations,
- des stratégies davantage exposées aux valeurs moyennes,
- des mandats personnalisés pour des clients patrimoniaux.
Une approche fondée sur la discipline financière
La gestion mise en place chez Trecento repose sur une analyse approfondie des données financières. Chaque investissement fait l’objet d’une étude détaillée des comptes, intégrant le chiffre d’affaires, la marge opérationnelle, l’endettement net et la génération de trésorerie.
Les décisions d’allocation privilégient les entreprises capables de maintenir une rentabilité stable sur plusieurs exercices. Les secteurs cycliques sont abordés avec prudence, tandis que les entreprises disposant d’un positionnement clair et d’une visibilité sur leurs revenus sont favorisées.
Cette méthode vise à limiter les effets de mode et à construire des portefeuilles capables de traverser différentes phases de marché.
Le rôle d’Alice Lhabouz au sein de la société
Alice Lhabouz occupe un rôle central dans la structure. Elle cumule les fonctions de direction générale et de gestion financière, participant directement aux comités d’investissement et aux choix stratégiques. Elle intervient également dans la relation avec les partenaires, les distributeurs et les clients finaux.
Cette implication directe permet d’assurer une cohérence entre la vision initiale de la société et sa mise en œuvre opérationnelle. Elle contribue également à instaurer une relation de confiance avec les investisseurs, fondée sur la transparence et la régularité des échanges.
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La cession de Trecento Asset Management
Après plusieurs années de développement, Trecento Asset Management est cédée à un acteur disposant de moyens plus importants. Cette opération s’inscrit dans un mouvement plus large observé dans la gestion d’actifs française, marqué par des regroupements et des acquisitions.
La cession permet de valoriser la société, dont la valeur repose autant sur ses encours que sur sa base de clients et ses processus internes. Si les montants précis de la transaction ne sont pas rendus publics, ce type d’opération se chiffre généralement en millions d’euros, en fonction des encours, de la rentabilité et de la stabilité des flux.
Une transition vers l’investissement direct
Après la vente de Trecento, Alice Lhabouz élargit son champ d’action. Elle s’oriente vers l’investissement direct dans des entreprises en développement, tout en conservant une approche rigoureuse héritée de la gestion d’actifs.
Cette évolution l’amène à analyser des sociétés non cotées, souvent en phase de croissance, avec des chiffres d’affaires variant de quelques centaines de milliers à plusieurs millions d’euros. Les critères d’évaluation reposent toujours sur la lecture des comptes, la structure des coûts et la trajectoire de rentabilité.
Sa participation à Qui veut être mon associé ?
La présence d’Alice Lhabouz dans l’émission Qui veut être mon associé ? marque une nouvelle étape de sa carrière. Elle y intervient en tant qu’investisseuse, aux côtés d’entrepreneurs et de dirigeants issus d’horizons variés.
Son intervention se distingue par une attention soutenue portée aux données financières présentées par les porteurs de projet. Elle interroge systématiquement le chiffre d’affaires, la marge brute, les besoins de trésorerie et les hypothèses de développement.
Les montants investis dans l’émission varient généralement entre 50 000 et 500 000 euros par projet, parfois en contrepartie de participations significatives au capital. Ces investissements peuvent s’accompagner d’un suivi sur plusieurs années.
